C’est le vendredi 17 août 2018 qu’a eu lieu dans la cour de la bibliothèque, la remise des prix du 1er concours de nouvelles organisé par la mairie de Vialas et l’association du Trenze au Luech.
Pour rappel, 14 personnes ont participé à ce concours avec comme simple obligation de commencer leur nouvelle par « Je regardais le rocher du Trenze… ».
C’est donc en présence d’un nombreux public que le maire Michel Reydon, son adjoint François Petit et Françoise Toulze pour l’association du Trenze au Luech, ont remis aux heureux élus les 3 prix décernés dans le cadre de ce concours.
Le palmarès s’établit ainsi :

Sur l’escalier, de gauche à droite Vincent Penchinat, Isabelle Lambert, Laurent Bruguerolle et Marcel Godfroid

1er prix de la mairie de Vialas : Marcel Godfroid pour sa nouvelle « Le maire qui rêvait tout haut »
2ème prix de la bibliothèque de Vialas : Laurent Bruguerolle pour sa nouvelle « Malgré le temps »
3ème prix de l’association du Trenze au Luech, ex-aquo : Isabelle Lambert pour « Je savais et pourtant…. » et Vincent Penchinat pour «  Je regardais le rocher du Trenze ».
Cette manifestation s’est clôturée par un agréable moment de convivialité à la mairie de Vialas.
Vous pourrez prendre connaissance des nouvelles primées ci-dessous (du moins celles pour lesquelles l’auteur a donné son autorisation).

 

 


Les lauréats

(biographie en bas de page)

(biographie en bas de page)

(biographie en bas de page)

(biographie en bas de page)

Les nouvelles non primées


Micro-biographies des 4 lauréats

Marcel-Sylvain Godfroid est né à Saint-Hubert, en Belgique.

Il obtient une licence presse-information à l’Institut des Hautes Etudes de Communication Sociales.

Engagé par les éditions Dupuis, il travaille pour des magazines et réalise de nombreux reportages touristiques et culturels.

De 1987 à 1988, un séjour en Chine lui inspirera son premier livre «Les Tribulations d’un Long Nez en Chine».

Il deviendra ensuite pigiste, travaillera pour la commission européenne à Bruxelles puis deviendra attaché de presse du ministre chargé de l’Emploi et de la formation professionnelle à la Région de Bruxelles-Capitale.

Il prend ensuite une retraite bien méritée pour vivre avec son épouse Agnès entre Bruxelles et Vialas.

Il va dès lors entamer l’écriture du livre «Le bureau des reptiles» publié en 2014, et où il va explorer sans concession les zones d’ombre de la colonisation du Congo par la Belgique.

Laurent Bruguerolle

A 45 ans, Il est adjoint de direction à la Caisse Primaire d’Assurance Maladie à Marseille.

Entré après le bac en classe préparatoire littéraire à Lille, il a poursuivi ses études à Sciences-Po Aix avant d’obtenir un DESS à l’Ecole de journalisme & communication de Marseille.

Son autre passion, la photographie, lui a permis de garder un lien avec la littérature en illustrant la couverture de romans même s’il reste très engagé dans la photographie de concert. Il a également participé en juillet au dernier festival de photographie de Vialas dans la catégorie off.

Très marqué par ses origines cévenoles, il dit avoir écrit sa nouvelle avec en tête les histoires de son grand-père sur la résistance et surtout le magnifique roman de Jean-Pierre Chabrol, adapté au cinéma par Costa-Gavras, « Un homme de trop ».

Isabelle Lambert est bien connue des lecteurs de Du Trenze au Luech qui ont lu ses textes et poèmes signés Izaboforever. Tous les Vialasains la connaissent aussi puisque c’est elle qui a sillonné longtemps nos routes pour nous porter lettres, paquets et factures et qui officie maintenant au cœur du village. et fait que pousser la porte de la poste est devenu un vrai bonheur!

Isabelle est née, à Annecy, dans une famille de 4 enfants. Après le bac, à 18 ans, elle a quitté le cocon familial, puis passé le concours des postes en 1984, qui l’a conduite en poste à Villeurbanne. Pour un an, pensait-elle, car elle voulait partir au Brésil, faire du travail social dans les rues, dans les favelas… En fait elle est restée 15 ans « factrice à vélo » à Villeurbanne.

Puis avec le père de ses enfants, ils quittent la fonction publique pour vivre dans la nature, dans les vignes à Montauban, Eygalières, de petits boulots, RSA etc.. A la naissance de Jules, Isabelle réintègre la poste à Tarascon. C’est dans cette période qu’elle eut le plaisir d’être la factrice de Christine et Michel Reydon à Boulbon. Et ils l’aideront à trouver un logement, en 2002 quand elle est nommée à Vialas. En 2003, sa fille Ayla naît à Alès. Depuis, dit-elle, je suis « vialassaine à part entière grâce à Eric Nicolas et Cathy Fontayne ».

Elle adore Vialas, et aime aussi lire, écrire, tricoter parfois, jouer sur son ordi, rire, danser (ah! la gym à Vialas!), chanter, en un mot elle aime la vie mais surtout les humains. Chaque jour, libérée de toutes sortes de chaînes, elle apprend à connaître et aimer les vialassains, sa famille choisie!

Sa nouvelle est le récit très prenant d’un rêve mais qui a l’éclat et la fraîcheur de la réalité. Un rêve dans lequel la dormeuse est plongé dans l’inconnu, un monde dont elle ne reconnaît rien… mais qui est si réel! Et puis le réveil sonne, il faut partir au boulot : non tout cela n’existait pas… Un récit tout entier éclairé par la lumière de la tendresse ….

Vincent Penchinat est né à Nîmes. Ses vacances, il les passait à Génolhac et connaît Vialas et le Mont Lozère comme sa poche. Il est l’époux de Denise Verney, nîmoise elle aussi et vialassaine. Son frère Pierre a partagé les classes maternelles avec Vincent…

Père de 4 enfants, il a vécu toute sa vie et sa carrière à Nîmes.

Sa profession? Avocat au Barreau de Nîmes, spécialisé dans le conseil juridique aux entreprises.

Ses passions, ses violons d’Ingres?

La musique. Il joue du hautbois : il ne s’est pas contenté de décrocher un premier prix du Conservatoire de Nîmes dans cet instrument, c’est lui qui a donné à notre ami Thierry Guelfucci le goût du hautbois. Il joue régulièrement dans des ensembles et donne des concerts.

Les collections : les mappemondes, les petits soldats musiciens en métal, les cartes postales (de train en particulier).

Car sa vraie passion, ce sont les chemins de fer à voie étroite : aller à La Bastide en hiver et voir la neige sur les voies! Contempler la ligne Florac Sainte-Cécile d’Andorge, maintenant désaffectée, le ravissent.

Mais Vincent est aussi impliqué dans de nombreuses associations : de l’une d’elles que nous connaissons bien, les Amis de l’Orgue de Vialas, il est le trésorier.

Cévenol, il a parcouru à pied puis à vélo les chemins de notre région.

Oui, Vincent Penchinat a fait et fait tout cela : mais c’est la première fois qu’il écrit une nouvelle, un texte de fiction. Pourtant l’écriture, il en connaît un bout, l’écriture qui ne se sépare pas de l’éloquence, dans son métier d’avocat… Mais un récit imaginaire, c’est la première fois. Imaginaire sur un fond de réel : cet accident raconté est arrivé, même si ce n’est pas à lui. On y voit le Trenze sens dessus dessous (ou inversement…) et le narrateur, du fond de son ravin, s’interroge en douce sur les fils qui nous rattachent à la vie…